Travailler en maison de retraite

Deux possibilités sont envisageables pour une prise en charge des personnes du troisième âge qui deviennent dépendantes.  La première option est la fourniture de soins et d’ assistance à domicile. La seconde formule consiste en son admission dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D.). Le travail du personnel de ces centres d’accueil présente un certain nombre d’avantages. Toutefois les professions exercées en maison de retraite ne sont pas exemptes de pénibilité.  Ces contraintes requièrent de disposer ou de développer certaines aptitudes.

Quels sont les avantages à faire carrière dans les métiers de maison de retraite ?

Le secteur des soins aux séniors est en plein essor et le restera pour longtemps. Au fil des années, la société compte de plus en plus de personnes du troisième âge. Choisir un métier de maison de retraite revient à s’assurer une stabilité professionnelle pour l’avenir. La demande en compétences et personnel d’E.H.P.A.D sera toujours présente et forte puisque la population vieillit en grande partie.

Travailler dans une maison de retraite vous fera retrouver une nouvelle famille. Habituellement vous passerez une grande partie de votre temps de la journée avec vos collègues et les résidents. Travailler dans une maison de retraite vous fera accomplir une mission humanitaire.  Rendre joyeux l’autre, lui apporter de la compagnie et de l’écoute est un acte avant tout divin et humanitaire. 

Par ailleurs, les horaires de travail dans une maison de retraite sont flexibles. Vous avez la latitude d’organiser votre emploi du temps comme bon vous semble.

Quelles sont les professions exercées en maison de retraite ?

Au nombre des métiers exercés en maison de retraite, on retrouve celui d’infirmier d’État. Il est chargé de fournir des soins tels que les prises de tension, les pansements ou les injections. Le diplôme d’infirmier d’État est obtenu après 3 ans de formation dans un institut de soins infirmiers. L’accès à cette formation se fait habituellement sur concours après le baccalauréat.

L’aide-soignant assiste les résidents en perte d’autonomie dans leur besoin quotidien. Il travaille sous la responsabilité de l’infirmier. Le diplôme d’aide-soignant s’obtient au bout d’une année de formation dans un institut d’aide-soignant.

L’aidant médico-psychologique assiste les personnes âgées atteintes de déficiences mentales à l’instar de la maladie d’Alzheimer.  Il apporte une aide à la stimulation, à l’éveil et à la communication des résidents. Le diplôme d’aide médico-psychologique peut être obtenu sans le baccalauréat après une durée de formation qui varie d’un à deux ans. 

L’agent de service hospitalier intervient dans l’entretien des infrastructures hospitalières qui accueillent les séniors. Il veille donc à ce que le cadre d’hébergement soit confortable pour le résident. Aucun diplôme officiel n’existe pour cette fonction en E.H.P.A.D.

L’auxiliaire de vie sociale accompagne les personnes dépendantes dans leurs actes quotidiens en E.H.P.A.D. Au nombre de ces besoins, on peut citer l’habillement, les toilettes, les loisirs et dès fois le simple changement de position. Dans ce sens, l’auxiliaire contribue à la vie sociale du sénior. Le diplôme d’auxiliaire de vie sociale est obtenu à l’issue d’une année de formation. En 2016, un diplôme a été instauré pour fusionner le diplôme aide médico-psychologique et celui d’auxiliaire de vie sociale.

Des métiers du corps paramédical sont également présents et utiles en E.H.P.A.D. Au nombre de ceux-ci on peut citer entre autres, les kinésithérapeutes, les psychomotriciens et les orthophonistes.  Un médecin se charge de la supervision de toutes les activités de soins prodigués dans un E.H.P.A.D.

Quelles sont les aptitudes requises pour exercer un métier de maison de retraite ?

Le travail dans une maison de retraite nécessite d’avoir un certain nombre d’états d’esprit et de développer certains traits de caractère.  Assister et accompagner les séniors nécessite d’avoir un esprit d’écoute, de la patience, du respect et de la compassion. Vous devez avoir un sens relationnel élevé. Dans certaines éventualités, vous devriez vous intéresser à la gestion de la fin de vie. Cela vous permettra de ne pas vous sentir dérouté face à un décès d’un sénior. 

Assister des personnes qui sont fragiles du point de vue physique et psychologique peut constituer un vrai challenge. À ce titre, vous devez avoir un excellent équilibre psychologique au préalable avant d’embrasser une carrière de métier en maison de retraite. 

Métier de maison de retraite : combien gagne-t-on ?

Prenez l’exemple d’un auxiliaire de vie. Son revenu minimum brut mensuel est de 1 520 euros pour un emploi du temps hebdomadaire de 35 heures. Un auxiliaire de vie en fin de carrière dans le public perçoit environ 1 700 euros bruts. Dans le privé, ce montant est de 2 000 euros.  En complément du salaire, d’autres revenus additionnels sont perçus par les auxiliaires de vie qui travaillent les week-ends et jours fériés.

Travailler en maison de retraite. est-il pénible ?

Exercer en E.H.P.A.D. peut-être pénible si les locaux n’ont pas été bien aménagés. À titre d’exemple, la présence d’escaliers peut entraver le déplacement et la manutention des séniors en perte d’autonomie. Des portes trop étroites peuvent être de même sources de difficultés de mobilité des résidents.

À ces considérations liées aux infrastructures s’ajoute le poids psychologique lié aux risques d‘agression verbale et physique. Dès fois, la gestion du décès d’un sénior peut désemparer l’auxiliaire de vie sociale s’il n’en était pas préparé psychologiquement. 

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