Adapter son domicile au grand âge

Si la question de l’adaptation de son logement au grand âge se pose, il est important de savoir comment le faire. Avec l’âge, les besoins de mobilité et de confort changent, ce qui implique de faire quelques travaux de rénovation. Ainsi, pour des raisons sécuritaires, de confort et de bien-être, il est important d’effectuer des travaux d’adaptation de son logement pour y vivre. Comment ça se passe ?

Pourquoi adapter sa maison au grand âge ?

Avec l’âge tout change dans la vie d’une personne. La vision diminue, la vigueur s’estompe petit à petit, certaines fois, il est impossible de se déplacer tout seul, etc. Face à tous ces changements, le mode et l’environnement de vie doivent aussi subir des modifications.

Selon certaines études récentes, plus de 10000 personnes âgées seraient décédées suite à une chute dans leurs logements. Plus de 450000 seniors de plus de 65 ans font l’objet de chutes chaque année, ce qui amène certains dans des urgences. Les conséquences psychologiques et physiques ne sont pas à compter.

Votre sécurité est importante lorsque vous prenez de l’âge. Vous n’avez plus les mêmes réflexes, ainsi que votre énergie de jeunesse. C’est effrayant, oui ! Mais la vie est faite de saisons. Pour vivre en toute sécurité et augmenter votre capacité à vivre longtemps, des aménagements de votre domicile doivent être faits.

Par exemple, dans le logement, il faut plus d’éclairage pour faciliter les mouvements, il faut désencombrer l’espace et le rendre plus aéré, etc. L’aménagement du domicile au grand âge est réalisé pour garantir  la sécurité, le confort et le bien-être de la personne âgée.

Comment faire l’aménagement ?

L’aménagement n’est pas une chose à prendre à la légère. Il ne s’agit pas de travaux de rénovation habituels. La première chose à faire est de considérer tout ce qui a changé. Tout le monde n’a pas les mêmes besoins dans la vieillesse. Par exemple, si votre vision a baissé, ou si vous n’arrivez pas à marcher convenablement, veuillez le noter. Cela vous permettra de savoir par où commencer.

Avant de se lancer dans la réalisation de grands travaux, certaines choses peuvent être changées. Commencez par mieux ranger les choses. Il faut plus d’espace dans le logement pour faciliter la mobilité. Les affaires et articles doivent être bien rangés. Préférez les étagères et les meubles qui ne sont pas trop en hauteur. Cela vous permettra de ne pas trop vous baisser, mais aussi de ne pas aller les chercher en hauteur.

En outre, pensez à changer la fonctionnalité des pièces. Si vous avez votre bureau au rez-de chaussée et que votre chambre se trouve à l’étage, c’est le moment de faire l’inverse. Pensez à faire de votre bureau, la chambre pour dormir. Cela vous permettra de faire moins d’effort, et même de travailler depuis votre chambre. Les fils et câbles électriques doivent être bien rangés afin d’éviter tout risque à l’électrocution et préserver la santé de tous ceux qui vivent dans le logement.

Maintenant, il faut penser aux grands travaux. Certaines pièces ont besoin d’un peu plus d’aménagement. Tout de même, il faut que les travaux soient effectués par priorité. Posez-vous la question : quelles sont les pièces que vous utilisez généralement ? Selon certains experts, la salle de bain, la cuisine et le salon sont les pièces les plus utilisées dans la maison.

Commencez par aménager la salle de bain. Supprimez la baignoire et faites installer une douche. En plus, n’hésitez pas à opter pour une barre d’appui dans la pièce et un tabouret pour vous asseoir. Concernant le salon par exemple, optez pour un style minimaliste. Il sera peut-être nécessaire de supprimer les tapis et moquettes et utiliser les revêtements antidérapants.

Pour votre chambre à coucher et les couloirs par exemple, débarrassez-vous des meubles que vous n’utilisez pas souvent. Par exemple, enlevez les pots de fleurs, les objets qui peuvent obstruer le passage à tout moment de la journée.

L’utilisation des luminaires est importante pour éclairer au maximum la pièce. Au grand âge, la vision diminue progressivement. C’est la raison pour laquelle il est important d’utiliser différents types de luminaires additionnels. Par exemple, mettez des appliques, des lampadaires pour mieux éclairer les pièces.

Quelles sont les aides financières disponibles pour l’aménagement de logement au grand âge ?

Il existe différentes aides pour aménager son logement. En fonction de celle que vous aurez choisie, il peut y avoir des conditions à respecter. Vous pouvez solliciter la CARSAT pour bénéficier de l’aide à l’habitat. Il y a aussi l’APA, l’ANAH, les aides fiscales et bien d’autres.

Pour ceux qui ne bénéficient pas de l’APA, ils peuvent opter pour l’Aide à l’habitat et le kit prévention.

Toutes ces aides vous permettent de réduire les dépenses destinées à l’aménagement de votre domicile. Profitez de ces aides financières pour vivre vos derniers jours dans le bonheur.

Organiser un enterrement

Quand survient le décès d’un de vos proches, surtout d’un senior, la douleur et le manque frappent toute la famille. Tout de même, cette période difficile doit être dépassée pour organiser ses obsèques. Il existe de nombreuses étapes à respecter lorsqu’il s’agit d’un enterrement d’une personne. Zoom sur toutes ces étapes concernant l’enterrement.

Démarches administratives avant l’enterrement : certificat, déclaration et acte de décès

Après la mort d’un senior, il existe des démarches administratives qui doivent être faites avant l’organisation de l’enterrement. En premier, il s’agira d’établir le certificat médical de décès. Si le décès est survenu à domicile, ce sont les membres de la famille ou les proches qui doivent effectuer cette démarche. Si la personne est morte dans une maison de retraite ou à l’hôpital ou dans un centre de santé, c’est le médecin qui se charge de notifier la mort.  Dans les deux cas, un service de pompe funèbre ou un conseiller funéraire peut effectuer cette démarche. Après un décès, la déclaration doit être faite par un médecin dans les 24 heures qui suivent, ce qui permet de délivrer le « certificat de décès ».

Ensuite, une « déclaration de décès » est effectuée au niveau de la mairie, ce qui servira à enfin réaliser un « acte de décès ». Si par exemple, le décès est survenu sur la voie publique, le certificat de décès est établi par un médecin commis par les autorités compétentes. Elles peuvent être de la police, de la mairie ou de la gendarmerie. Si la mort survient à l’étranger, le décès doit être déclaré au niveau des autorités locales de l’état civil du pays. Ensuite, la déclaration devra être réalisée auprès du consulat français.

Transfert et hébergement du corps : que savoir ?

Avant l’enterrement proprement dit, le corps du défunt doit être transféré ou hébergé dans l’endroit indiqué pour cela. Si le décès a lieu dans une maison de retraite, un hôpital ou une clinique, le corps peut être hébergé gratuitement dans une chambre mortuaire sur trois jours. Si le décès a lieu au domicile du senior, le corps peut y séjourner ou être emmené dans une chambre funéraire. Il existe des frais à payer pour la chambre funéraire qui sont situés entre 280 et 380 euros pour les trois jours ou peut-être plus.

En cas de transfert du corps, il faut obtenir une autorisation du maire obligatoirement. Pour le déplacement du corps avant la mise en bière dans une commune autre que celle du décès, la famille du défunt doit obtenir une autorisation auprès du maire de la commune dans laquelle le décès a eu lieu. En outre, il faut une autorisation du maire de la commune où le décès a eu lieu pour la fermeture du cercueil si le transfert a eu lieu après la mise en bière.

Comment trouver la concession pour l’inhumation du défunt ?

Les démarches doivent être confiées à une entreprise de pompes funèbres. L’inhumation est le processus par lequel le corps du défunt est mis à terre ou dans une sépulture. Le plus souvent, l’enterrement se fait dans un cimetière. L’entreprise de pompes funèbres responsable de l’enterrement s’assure de trouver la concession funéraire dans un cimetière de la commune. Il faut savoir que cet espace dans le cimetière doit être payé, avec une précision de la durée de son utilisation et de ses bénéficiaires. Il est aussi possible que le défunt soit inhumé sur un terrain commun, mais sur un emplacement individuel. Dans ce cas, le terrain est fourni pour 5 ans au moins et la sépulture est aménagée pour l’occasion en fonction des besoins de la famille éplorée ou des souhaits du défunt.

Financement et cérémonie lors des obsèques

Les prix peuvent fortement varier en fonction des prestations choisies au niveau des pompes funèbres. Les frais des obsèques sont généralement prélevés sur le compte du défunt. Leur limite est souvent de 5000 euros. Si le défunt n’a pas cette somme sur son compte, ce sont les héritiers qui complètent cela. Il faut aussi prendre en compte les différents contrats d’assurance et d’assurance vie du défunt pour gérer la facture.

La cérémonie est souvent organisée en tenant compte de la volonté du défunt ou de ses proches. Elle peut être aussi bien civile que religieuse, ou en famille, etc. En famille et en collaboration avec le conseiller funéraire, il est possible de choisir les chants, musiques, les hommages, les fleurs, et autres activités à faire en ce jour de l’inhumation.

Lorsque tous les détails concernant la cérémonie sont connus, il convient alors de concevoir des faire-part et de les envoyer aux invités et autres membres de la famille. Il est aussi possible de publier un avis de décès dans la presse.

Un enterrement ne se prépare pas à la hâte. Il existe de nombreux paramètres à prendre en compte. C’est la raison pour laquelle vous devez travailler avec un conseiller funéraire durant tout le processus.

Trouver rapidement un médecin : mode d’emploi pour séniors

Les séniors sont des personnes sensibles. Leur bien-être et leur santé méritent un suivi régulier. C’est le rôle des médecins pour séniors. Pour en trouver un, plusieurs solutions s’offrent à vous. D’abord, vous avez la possibilité de vous rapprocher des centres spécialisés pour les soins aux séniors. Ceux-ci sont installés dans plusieurs régions. Dans ces centres de santé, les séniors bénéficient des soins de qualité à des coûts abordables. Cette solution est très efficace lorsqu’on recherche à obtenir des clarifications sur des symptômes qui semblent peu ordinaires. Par ailleurs, il est également possible de se rapprocher des associations de médecins pour personnes âgées. C’est un regroupement de professionnels de la santé spécialisés dans l’administration de soins pour les séniors. Avec eux, vous avez la garantie d’avoir gain de cause. De même, vous obtiendrez plus facilement des solutions si vous avez des préoccupations particulières. 

Trouver un médecin pour séniors : la télémédecine 

Si vous avez des difficultés à trouver un médecin pour une personne âgée, la télémédecine est un recours de choix. Elle est l’ensemble des pratiques médicales mises en œuvre par les moyens technologiques Cette solution présente de multiples avantages. Elle sert à réduire la difficulté d’accès aux soins. Puisque toutes les régions ne sont pas dotées de centre de santé. La télémédecine diminue les tracasseries qu’occasionne le déplacement des séniors vers les lieux de soin. La télémédecine offre également la possibilité de se faire délivrer une ordonnance rapidement par un médecin sans vous déplacer vers lui. Les commodités qu’offre la télémédecine viennent donc faciliter la prise en charge médicale des séniors.

Trouver un médecin pour séniors : l’hospitalisation à domicile 

L’hospitalisation à domicile est également une option de soins pour les séniors. Elle se fait uniquement lorsque l’état de santé du sénior l’exige. En d’autres termes, l’hospitalisation à domicile s’obtient sur présentation d’une prescription médicale. Dans la plupart des cas, les soins à domicile sont de type palliatif. Cependant, lorsque l’état de santé du sénior requiert la pose de pansements, il est conseillé de l’hospitaliser à domicile. L’hospitalisation à domicile peut se faire aussi après des chirurgies, des chimiothérapies, de la rééducation ou encore des soins palliatifs aux douleurs. 

Combien coûtent les soins à domicile pour séniors ?

Le coût des soins sanitaires pour séniors varie en fonction de la complexité des tâches à accomplir. Mais de manière globale, pour les séniors âgés entre 65 et 75 ans, il faut prévoir approximativement 600 euros par mois. En revanche, pour ceux âgés entre 75 et 85 ans, prévoyez au moins 1900 euros mensuellement. 

Quelles sont pathologies fréquentes chez les seniors

L’âge et le vieillissement font apparaître chez les personnes âgées un certain nombre de problèmes de santé. Certains de ces problèmes ne sont pas exclusivement liés au troisième âge. Ils peuvent également apparaître chez des personnes plus jeunes. Tout compte fait, leurs apparitions sont grandement favorisées par l’avancée de l’âge.

Les cancers font partie de ces pathologies. Les plus fréquents chez nos séniors sont les cancers colorectaux, du sein, de la prostate et de la peau. Nous avons aussi les maladies mentales comme la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer qui sont des maladies neurodégénératives touchant en grande partie les personnes âgées. Les séniors souffrent aussi souvent d’ostéoporose, d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde qui sont des maladies qui affectent les os et articulations. 

Le vieillissement peut favoriser également le développement de maladie cardiovasculaire ainsi que le diabète. La sénescence entraîne non seulement des maladies auditives mais aussi visuelles comme la cataracte, le glaucome, etc.

Ennuis de santé chez un senior : quand faut-il faire appel à un médecin ?

Dans la plupart des cas, il est conseillé à une personne malade de faire appel à son médecin. Lorsque le sénior commence à ressentir un inconfort inhabituel, même bénin, prévenez au plus vite son médecin. Ne vous substituez pas à celui-ci. 

Lorsque certaines maladies ont été déjà diagnostiquées, l’apparition d’autres symptômes que ceux déjà connus doit conduire à l’appel du médecin.

De même, l’aggravation des symptômes de la maladie dont souffre le sénior doit pousser à appeler son médecin.

Soins de seniors : quel personnel de santé est-il indiqué ? 

Différents membres du corps médical peuvent intervenir pour soulager ou traiter les affections d’un sénior. 

Le médecin généraliste est le premier à contacter. Habituellement, ils sont les médecins de famille et ont une connaissance parfaite de chaque membre. Il est le plus à même à apporter les soins nécessaires ou à orienter le sénior vers un autre spécialiste.

Le gériatre est le spécialiste des personnes âgées. Il intervient non seulement dans la prévention, mais aussi dans le traitement de tous les maladies et handicaps liés au vieillissement.

Les infirmières, les ergothérapeutes, les aides et auxiliaires de vie sont également indiqués pour les soins à domicile aux séniors. Pour des besoins plus spécifiques, les kinésithérapeutes et le psychomotricien peuvent entrer en jeu.

Curatelle mode d’emploi

Avec la vieillesse qui s’installe, les séniors peuvent perdre tout ou partie de leur faculté intellectuelle et physique. Lorsque cette perte d’autonomie intervient, il faut bien les accompagner et les assister dans l’accomplissement d’actes juridiques qui les concernent. Plusieurs formules juridiques sont envisageables en fonction du degré de la perte d’autonomie de la personne concernée.  La curatelle est l’une de ses mesures de protection juridique de personne en perte d’autonomie intellectuelle ou physique. 

Qu’est-ce que la curatelle ?

Certaines personnes majeures sans être dans l’incapacité d’agir par elles-mêmes ont besoin d’être assistées dans leurs actes quotidiens. La curatelle est la mesure judiciaire qui permet de placer un majeur sous ce régime de droit. Avant que la décision de curatelle ne soit prise, la personne concernée doit avoir fait l’objet d’une sauvegarde de justice. Lorsque cette première mesure devient insuffisante, la curatelle est envisagée.

La sauvegarde de justice est une mesure prise pour agir de manière provisoire pour le compte d’une personne. Habituellement, la sauvegarde de justice intervient par exemple lorsque la personne détentrice de patrimoine a subi un traumatisme. Il en va de même lorsque celle-ci se retrouve dans le coma. 

Quels sont les différents types de curatelles ?

En fonction du niveau de protection qu’elle offre, la curatelle peut revêtir différentes formes.

La curatelle simple

La curatelle simple donne la possibilité au propriétaire de patrimoine d’effectuer les actes de gestion et d’administration de son patrimoine. En droit, on parle d’actes conservatoires et d’administration. Son curateur intervient lorsqu’il sera question de poser des actes de disposition. Autrement dit, le propriétaire du patrimoine mis sous curatelle simple ne pourra pas effectuer des actes qui ont d’incidence sur la valeur de ses biens. À titre d’exemple, il ne peut ni conclure un prêt ni vendre son patrimoine sans l’assistance de son curateur. Dans le même sens, celui-ci devra intervenir lorsque la personne sous curatelle envisagerait un acte de mariage ou un PACS.

La curatelle aménagée

En face de la curatelle simple, vous avez l’option de la curatelle aménagée.  Elle prend effet après que d’une part, le juge ait décidé des actes que la personne à protéger pourrait effectuer en toute indépendance. D’autre part, la liste des actes qui nécessitent l’intervention du curateur est également dressée. Cette forme de curatelle est le juste milieu entre une curatelle simple et celle renforcée. La première pourrait sembler peu sécurisante et la seconde trop contraignante pour la personne bénéficiaire. La curatelle personnalisée peut-être un moyen pour tester et évaluer le degré d’autonomie de la personne. Lorsque celui-ci est assez élevé, en ce moment vous pouvez revenir à une curatelle simple.

La curatelle renforcée

Dans la curatelle renforcée, le curateur effectue toutes les dépenses pour le compte de la personne protégée. Pour cette option, le curateur perçoit les ressources qui appartiennent à la personne sous tutelle. Le compte bancaire reste sous le nom de la personne protégée, mais c’est le curateur qui décide de l’opportunité des dépenses. La carte bancaire rattachée au compte est gérée par le curateur. Sous la curatelle renforcée, la personne protégée perd considérablement son autonomie de décisions. Il est recommandé dans l’éventualité de la curatelle renforcée de ne pas isoler complètement la personne protégée de la gestion qui se fait de son patrimoine.

Quels signes avant-coureurs militent pour une mise sous curatelle ?

Lorsqu’un de vos proches ou parents commence à présenter des affections du troisième âge, vous devez commencer par envisager une curatelle.  Ces signes peuvent être des difficultés de mobilité, de raisonnement, des troubles d’audition et de vision. L’apparition de la maladie d’Alzheimer ou celle de Parkinson sont également des signes d’alerte pour envisager une mise sous curatelle.

Quelles différences peut-on faire entre curatelle et tutelle ?

La tutelle au regard de ses contraintes ressemble à la curatelle renforcée. Dans le cas d’une tutelle, le tuteur va plus loin que l’assistance et l’accompagnement. Celui-ci prend les décisions à la place de la personne placée sous tutelle. Un acteur important intervient de manière fréquente dans l’option d’une tutelle. Il s’agit du juge des tutelles. Dès fois, le conseil de famille peut être de même impliqué. La curatelle à l’opposé de la tutelle est appliquée aux personnes qui n’ont pas perdu complètement leur capacité intellectuelle.

Dans le cas d’une curatelle, le curateur effectue de commun accord avec la personne protégée les actes qui la concernent. Le tuteur quant à lui, effectue carrément les actes en lieu et place de la personne sous tutelle.

Mise sous curatelle : quelles sont les démarches à entreprendre ?

Les procédures de mise sous curatelle ont pour point de départ la formulation d’une demande adressée à la justice. Cette requête peut être initiée soit par la personne concernée, soit par son conjoint ou l’un de ses proches. Cette initiative de mise sous curatelle peut également émaner du procureur de la République.  Cette éventualité peut se présenter à la suite d’une sauvegarde de justice ou lorsque le procureur dispose de preuves professionnelles qui justifient la mise sous curatelle.

Un formulaire officiel de demande est à remplir à cet effet. Il doit contenir les informations qui concernent l’identité de la personne visée. De même, vous aurez à indiquer les raisons qui justifient cette demande de mise sous curatelle. La situation familiale et financière de la personne à protéger devra également être indiquée.

La mise sous curatelle nécessite la justification d’un certificat médical qui atteste de la perte d’autonomie intellectuelle ou physique de la personne à protéger.

Trouver une maison de retraite médicalisée

Les maisons de retraite médicalisées accueillent les séniors en perte d’autonomie. L’admission en maison de retraite médicalisée se fait en suivant un certain nombre de procédures. En amont il faudra prendre cette décision et procéder au choix convenable d’établissement d’accueil. En aval, vous devez avoir à l’esprit que l’hébergement et les soins nécessitent des frais que vous devez prévoir. 

Comment fonctionne une maison de retraite médicalisée ? 

Les maisons de retraite sont des lieux conçus spécialement pour les séniors en perte d’autonomie. Ces centres disposent des infrastructures adaptées aux besoins des résidents. Dans les maisons de retraite médicalisées, chaque sénior dispose de sa chambre. Les appartements sont très bien équipés en vue de garantir le confort et le bien-être aux résidents. En vue de mieux accompagner les résidents, diverses prestations sont proposées par les maisons de retraite. Il s’agit entre autres, de la restauration, de l’entretien, des animations et du blanchissage. Les maisons de retraite établissent et entretiennent un lien convivial de communication avec les familles des séniors. 

Chaque maison de retraite médicalisée se dote d’un personnel soignant qualifié et pluridisciplinaire composé de spécialistes issus de plusieurs domaines. Ce personnel comporte entre autres des infirmières, des médecins, des psychologues, et des aides-soignantes. Avec tous ces professionnels, les séniors bénéficient d’une prise en charge sanitaire adéquate. 

À part le corps sanitaire, dans les maisons de retraite, il est possible de retrouver des unités spécialisées. Celles-ci ont pour mission d’intervenir dans des situations qui dépassent les compétences du personnel soignant. Ces unités paramédicales opèrent également en cohésion avec le personnel médical. À titre d’exemple, une unité spécialisée peut intervenir pour offrir une surveillance permanente à des séniors jugés très fragiles. Les maisons de retraite ne ménagent pas leur effort en vue de toujours assurer la diversité de services. 

Admission en maison de retraite médicalisée : quelles démarches suivre ?

Pour être admis dans une maison de retraite médicalisée, quelques procédures sont à suivre. 

En premier lieu, le dossier médical du sénior doit être à jour. Avant de prendre une décision d’admission en maison de retraite médicalisée, celle-ci exige une évaluation sanitaire. Elle permet d’avoir une idée bien précise de votre état de santé en vue de prévoir les soins nécessaires. À cet effet, un formulaire doit être rempli et validé par un médecin qualifié. 

En deuxième lieu, le sénior doit fournir des informations sur sa situation familiale, ses revenus, etc. 

Après cette étape, vous aurez à fournir les pièces qui composeront le dossier officiel. Il s’agit : 

  • d’une pièce d’identité, 
  • d’un certificat de sécurité sociale,
  • d’une copie de la mutuelle ou d’assurance,
  • des pièces justificatives des revenus et des ressources. 

L’étape du dépôt de dossier est celle qui précède l’accession. Elle constitue en effet, une sorte de demande officielle adressée à la maison de retraite.  Veillez à ce que tous ces éléments soient réunis pour plus de célérité dans l’étude rapide de votre dossier. 

Admission en maison de retraite médicalisée : à qui incombe la décision ?

La décision d’envoi d’une personne âgée en maison de retraite médicalisée est prise en fonction de sa santé physique et mentale. Elle peut être prise par la personne concernée elle-même, par l’un de ses enfants ou parents proches ou par son tuteur (en cas de placement sous régime juridique). 

Quelles que puissent être les circonstances, il est indispensable d’établir un certificat médical (généralement délivré par le médecin traitant). Ce document attestera l’incapacité à vivre seul et de la perte d’autonomie du sénior. Le consentement de la personne âgée reste cependant indispensable et ne peut être remis en cause que par un juge. Cette remise en cause est faite suite à des examens qui devront révéler la réelle incapacité du sénior à vivre seul et à prendre des décisions par lui-même.

Choix d’une maison de retraite médicalisée : quels sont les critères à suivre ?

Le choix de la maison de retraite médicalisée doit se baser sur certains critères, que sont :

  • la localisation de la maison de retraite pour faciliter les visites,
  • les services proposés par la maison,
  • les horaires et jours de visites,
  • les activités ludiques, sportives, etc. organisées,
  • l’organisation des soins en journée et pendant la nuit,
  • les tarifs proposés.

En ce qui concerne le tarif, assurez-vous qu’il soit à la portée de votre budget.

Quels sont les tarifs d’une maison de retraite médicalisée ?

Le tarif d’une maison de retraite médicalisée est la plupart du temps comporte trois volets.

Le premier volet est celui de l’hôtellerie (11 616 €/an en moyenne). Il est pris en charge par le résident ou sa famille. Pour s’en acquitter, on peut aussi faire appel à des aides.

Le deuxième volet concerne les soins dispensés (11 844 €/an en moyenne). Il est pris en charge par l’assurance maladie.

Le dernier volet est afférent à la perte d’autonomie (11 245 €/an en moyenne). Il est partiellement couvert par l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (A.P.A.).

Ces trois composantes rassemblées donnent 34 707 €/an en moyenne. Toutefois, diverses aides et accompagnement peuvent venir réduire de moitié ce montant.

La sépulture : cadre légal, choix possibles et coûts

Un cadavre ne se garde pas chez soi, il est soit inhumé ou réduit en cendre. Lorsque les cendres ne sont pas dispersées dans un endroit approprié, elles sont conservées dans une urne à un endroit approprié. Pour permettre aux proches du défunt de se recueillir, le cercueil ou l’urne sont conservés dans la sépulture. Il s’agit d’un endroit très important puisqu’il représente la dernière demeure et le lieu du repos éternel de l’âme du défunt.

Les obsèques et les funérailles sont des choses auxquelles on a tendance à penser quand on est une personne d’âge avancé. On vous donne toutes les informations sur le coût, le cadre légal et les choix possibles de la sépulture.

La sépulture : que faut-il faut savoir ?

La sépulture est un endroit qui recueille les restes d’être humain, qu’il s’agisse de la dépouille inhumée ou des cendres à la suite d’une crémation. En effet, il s’agit d’un lieu extrêmement symbolique qui sert non seulement d’abri et de lieu de retraites aux défunts, mais aussi de lieu de recueillement aux proches. Son emplacement est appelé concession et se trouve dans un cimetière.

On distingue deux statuts d’emplacement de sépulture au sein d’un cimetière : l’emplacement gratuit et la concession payante à durée déterminée. Que ça soit une urne ou un cercueil, les défunts peuvent bénéficier d’un emplacement gratuit de 5 ans maximum (l’urne dans le jardin des urnes et le cercueil, dans le terrain commun). Pour de nombreuses raisons, beaucoup préfèrent opter pour la location dès le départ. Sauf au cas où les cendres doivent être dispersées dans la nature ou dans la mer, la sépulture est obligatoire. 

Quelles sont les différentes formes de sépultures ?

Il existe plusieurs formes de sépulture et elles dépendent du type de funérailles. On distingue la sépulture en pleine terre, en tombe bâtie, en tombe semi-bâtie en hors-sol et la dispersion des centres.

En pleine terre, on retrouve la tombe funéraire, le terrain commun, le monument mixte et la tombe cinéraire. Dans cette forme de sépulture, seul le tombeau funéraire est valable pour l’urne funéraire. En tombe bâtie, on retrouve le caveau et la cavurne.   Une sépulture en semi-bâti est comme une urne dans une mini tombe et un cercueil fausse cave. La sépulture peut également être hors sol comme un cercueil enfeu et une urne dans le columbarium.

Après la crémation, les cendres peuvent être dispersées dans un lieu public ou dans un jardin du souvenir qui se trouve dans le cimetière, dans la mer ou en pleine nature. Disperser les cendres dans un lieu privé n’est en aucun cas autorisé. 

Quelles sont les législations qui encadrent la sépulture ?

La loi traite les défunts ainsi que leurs cadavres avec respect et dignité. C’est pour cette raison même qu’elle offre un emplacement de sépulture gratuit à tous, même si c’est pour une durée déterminée. Elle respecte également la volonté des défunts si elle a été écrite et officialisée avant son décès. 

Deux modes de sépultures sont reconnus par la loi : l’urne et le cercueil. Lorsqu’il s’agit d’une urne, il existe plusieurs possibilités. Soit, le défunt est enterré dans une tombe en pleine terre, dans une cavurne, un caveau en tombe bâtie, ou dans un columbarium. Soit, les cendres de la dépouille sont dispersées dans un jardin de souvenir (lieu public), en mer ou en pleine nature. Cependant lorsqu’il s’agit d’un cercueil, le défunt ne peut être qu’enterré en pleine terre ou dans un caveau, en tombe bâtie pour des raisons sanitaires.

 Les durées de la sépulture

Les durées de la sépulture varient en fonction du statut d’emplacement de la sépulture et d’une commune à une autre.   Pour un statut gratuit, l’urne et le cercueil peuvent bénéficier d’une sépulture valide pour une durée de 5 ans. Quand il s’agit d’un statut payant, il faudrait louer un emplacement de sépulture pour une durée déterminée de 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans ou indéterminée. La dispersion des cendres est gratuite. Après les 5 ans d’emplacement gratuit, les familles des défunts peuvent opter pour la location d’une concession ou pour la crémation des restes de la dépouille.

Quels sont les coûts de la sépulture ?

Les coûts de la sépulture ne sont pas fixes ou standards. Ils varient en fonction du type de funérailles, du type de sépulture et des volontés du défunt ou de sa famille. En dépit de tout, il existe des prestations obligatoires qu’il faut se payer. Il s’agit du cercueil dont le coût varie entre 225 € et 900 €, le transport du corps dans le corbillard, les démarches administratives, les taxes d’inhumation ou de redevance allant de 100 à 500 € ainsi que les scellées.   Les prestations facultatives sont : la pierre tombale, la plaque d’information, les fleurs, les faire-part, etc.

Pour une inhumation avec toutes prestations facultatives, la sépulture peut coûter en moyenne 4000 € en fonction de la durée de location de la sépulture. Pour une crémation, le coût peut varier entre 3609 €.

Comment choisir un cercueil, quels sont les coûts ?

Le cercueil est un élément important, quel que soit le mode funéraire choisi. Si le défunt lui-même n’avait pas fait son choix de son vivant, il revient à sa famille ou la personne chargée de ces obsèques de le faire. Il faudra ainsi bien la choisir en fonction des goûts du défunt ou de ses proches puisqu’il s’agit là de la dernière image qu’il renvoie. Ce choix n’est pas toujours facile à faire puisque la douleur d’avoir perdu un être cher persiste. Découvrez les critères de choix et les coûts d’un cercueil.      . 

Pourquoi choisir un cercueil ?

Le cercueil est une obligation légale. Qu’il s’agisse de la crémation ou de l’inhumation, la législation française exige que la dépouille soit installée dans un cercueil. Cette décision est prise pour des raisons de santé, d’environnement, d’hygiène publique et pour aussi faciliter le transport à sa dernière demeure du défunt. En fonction des conditions de décès du défunt, des dispositifs doivent être pris. 

Les réglementations légales qui encadrent le cercueil

Le cercueil choisi doit présenter certaines caractéristiques définies par l’arrêté du 20 décembre 2018, l’article R. 2213-25 du code général des collectivités territoriales et le décret numéro 2018 – 966. Si le rite funéraire choisi est la crémation, la dépouille doit être installée dans un cercueil. De 18 mm d’épaisseur, biodégradable et combustible en 90 minutes au plus. De même, pour l’inhumation, le cercueil doit avoir une épaisseur de 22 mm et disposer d’une cuvette étanche, biodégradable, résistante et des dispositions doivent également être prises si le défunt était atteint d’une maladie contagieuse qui lui a pris la vie. Il doit être hermétique dans ce cas. Ceci est valable si le corps a duré plus de 6 jours après le décès ou si le préfet l’exige.

Les critères à considérer dans le choix d’un cercueil

Le choix du cercueil doit être fait selon certains critères bien précis : le type de funérailles (Inhumation ou crémation) ainsi que quelques aspects du cercueil (forme, matériaux, accessoires et ornements).

Les différentes formes de cercueil

On distingue 4 formes de cercueil : le tombeau, le parisien, le Lyonnais et l’américain. Le tombeau est la forme de cercueil la plus célèbre en France. Elle a une forme de losange, compte six côtés avec un couvercle rehaussé.

La forme parisienne est un losange classique de 6 cotées avec un couvercle plat. Cette catégorie comporte d’ailleurs les cercueils les moins coûteux.

 Le Lyonnais est encore appelé cercueil trapézoïdal ou lorrain. C’est une forme rectangulaire légèrement évasée du côté de la tête avec un couvercle légèrement surélevé. Il est très rarement utilisé en France.

 L’Américain ou le coffre est presque inutilisé en France à cause de sa structure. La législation française exige que le cercueil soit fermé tout au long des obsèques, ce qui ne peut être le cas pour une telle forme. En réalité, il possède une forme rectangulaire au couvercle bombé et fixé à une des longueurs. On pourrait donc voir une partie du corps du défunt, ce qui n’est pas toléré en France.

Les matériaux de fabrication

Quatre matériaux sont utilisés pour la conception du cercueil : le bois massif, le carton, les panneaux de particules ou de fibres.

Le bois est le matériau le plus répandu pour la fabrication du cercueil. Les modèles les plus résistants sont faits à partir de chêne et d’orme, moyennement résistant en hêtre et les moins résistants en peuplier ou en pin.

Le carton, très économique, est souvent utilisé pour la crémation. Elle est rarement utilisée en raison de sa qualité et de sa valeur très petite. Personne n’a envie de mettre un proche décédé dans une boîte en carton.

Les panneaux de particules ou les matières agglomérées sont une matière très légère. Elle est idéale pour une crémation.

Les panneaux de fibre sont obtenus à la suite d’une pression thermique exercée sur les fibres lignocellulosiques.

Les accessoires et ornements

Les accessoires et les ornements sont faits pour personnaliser le cercueil. Il s’agit des capitons, des emblèmes religieux, des poignées, des plaques informatives. Les poignées peuvent être fabriquées suivant différents modèles et doivent être au nombre de 4. Les emblèmes religieux, eux, dépendent de la religion du défunt. Les capitons font référence aux tissus qui ornent l’intérieur du cercueil. Les couleurs et les motifs sont nombreux.

Le type de funérailles

Le type de funérailles est la première chose à prendre en compte lors du choix du cercueil. Pour une inhumation, un cercueil en bois équipé de poignées en métal est judicieux. Privilégiez le chêne, l’acacia et l’orme pour l’essence. Ceux-ci résistent plus face à l’humidité. Il est cependant inutile de prendre un cercueil résistant pour une crémation puisqu’il sera incinéré et réduit en cendre de toute façon. Il est préférable d’opter pour un cercueil en matière agglomérée, en pin ou même en carton.

Le coût du cercueil

Le prix du cercueil dépend de la forme, du matériau de conception, des accessoires et des ornements. Les cercueils destinés à l’inhumation peuvent coûter entre 1500 € et 3000 €. Ce prix peut toutefois dépasser et atteindre plus de 8000 € en fonction des personnalisations. Ceux destinés à la crémation coûtent généralement entre 200 € et 1000 €.

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Comment choisir entre inhumation et crémation ?

Plusieurs rites funéraires existent dans le monde, mais seules la crémation et l’inhumation sont reconnues et autorisées en Europe, principalement en France. Tout comme le testament, le choix de son rite funéraire est l’une des choses qu’il faut boucler pour alléger la tâche à ses proches après sa mort. Il est de ce fait important pour les personnes d’âges avancés et leurs proches de connaitre les conditions et les éléments qui entrent en jeu pour chacun des cas.

Vous êtes une personne en avancée et vous doutez toujours ? Vous avez un proche décédé ? Découvrez comment choisir entre inhumation et crémation.

Inhumation : coutume funéraire la plus célèbre

L’inhumation est un rite traditionnel présent dans presque toutes les cultures du monde. Généralement connue comme l’enterrement, elle consiste à mettre la dépouille dans un cercueil supplanté d’une sépulture, sous terre. Elle a lieu 24 h au moins, et 6 jours au plus après le décès, sous l’autorisation de la mairie dans un cimetière. Ce dernier peut être celui de la commune dans laquelle il est décédé, celui où il résidait ou celui dont le cerveau de famille se trouve. Il est également possible d’enterrer le défunt dans le cimetière d’une autre commune que celles citées plus haut. Mais il se peut qu’il y ait un refus du maire si certaines conditions ne sont pas réunies.

La dépouille est enterrée dans une concession funéraire, une aire dans le cimetière. Cet emplacement, acheté ou loué par le défunt lui-même ou sa famille, est soumis à un contrat de concession qui indique la durée de location (30 ans, 50 ans ou perpétuelle). Lorsque le bail arrive à terme, la loi vous donne la possibilité de la renouveler ou de procéder à la crémation des restes du défunt. Sans les nouvelles de la famille, ces derniers sont conservés dans l’ossuaire.

 Lorsque la famille n’a pas les moyens de se payer une conception funéraire, la dépouille est inhumée pour une durée de 5 ans sur un emplacement gratuit dans un terrain commun procuré par la commune choisie. Il est aussi possible de faire l’inhumation sur une propriété privée, mais sous l’autorisation de la préfecture, ce qui est assez rare.

Crémation : coutume funéraire très ancienne, bientôt majoritaire

Longtemps rejetée et considérée comme un rite marginal, la crémation a connu une ascension considérable au cours des deux dernières décennies. Pour ceux qui ne le savent pas, elle consiste à brûler la dépouille du défunt pour le réduire totalement en cendre. Ces dernières sont ensuite recueillies et mises dans une urne funéraire.

Ce rite funéraire aussi a lieu entre 24h et 6 jours au plus après le décès dans un lieu appelé le crématorium. Celui-ci peut être celui de la commune du décès, ou celui de la résidence du défunt.

 Tout comme l’inhumation, la crémation est résignée à une autorisation délivrée par la mairie de la commune du décès ou de celle où la mise en bière a lieu. Il faut noter qu’avant de procéder à la crémation, la loi exige que le défunt soit installé dans un cercueil. Les cendres sont reconnues par la législation et disposent du même statut que celui d’un corps entier. Elles ne peuvent donc plus être conservées chez soi, mais doivent être dispersées ou déposées avec l’urne dans un endroit approprié.

Les possibilités dans le cas de la crémation sont assez nombreuses. Les cendres peuvent être dispersées dans la nature, dans la mer ou dans un jardin de souvenir. Ils peuvent également être enterrés avec l’urne dans une cavurne (petit caveau individuel), une case au sein d’un columbarium (concession qui abrite des urnes).

Il faut noter que la crémation est un choix délicat et assez compliqué. Si le défunt de son vivant n’avait pas fait écrit sa volonté ou n’avait pas fait part de celle-ci, la personne en charge des obsèques devra fournir une demande de crémation écrite.

NB : On dit crémation, pas incinération. Les deux signifient la même chose, mais l’incinération est utilisée pour les ordures et la crémation, pour les êtres humains.

Les deux rites funéraires sont confiés à la charge des centres ou des pompes funèbres.

Inhumation et crémation : Conditions financières, écologiques et religieuses

Mis à part la volonté, certains aspects très importants doivent être pris en compte lorsqu’il faut choisir entre Inhumation et crémation. Il s’agit des aspects financiers, écologiques et religieux.

Parlant d’aspects financiers, le cout de l’inhumation varie entre 3000 € et 10 000 € et celui de la crémation, entre 1500 € et 4000 €. Ces tarifs sont standards et peuvent varier en fonction des pompes funèbres ou des centres funéraires. Il faut noter également que plus il y a de morts, et plus les places dans les cimetières deviennent de plus en plus rares. Ce qui est rare devient cher.

En ce qui concerne l’aspect écologique, la crémation génère 3 fois moins de dioxyde de carbone (CO2) que l’inhumation. Ceci prend en compte le moment où la dépouille est confiée aux services funéraires jusqu’à la décomposition.

L’aspect culturel et religieux est très important dans le choix du rite funéraire. Les religions orthodoxes, juives, islams, catholiques et protestantes sont contre la crémation. En effet, la bible et le coran la proscrivent. Elle est cependant tolérée par les religions bouddhistes et hindouistes.

Les informations énumérées plus haut devraient vous permettre de faire le choix qui vous convient le mieux.

Qu’est-ce que le GIR ? Quelles conséquences pour une personne âgée ?

Perdre peu à peu son autonomie n’est pas facile à vivre pour les personnes âgées et leurs proches.   Certains d’entre ces seniors ont besoin de soins particuliers et d’assistance permanents qu’ils ne sont pas souvent capables de se fournir seuls.  Plusieurs sont confinés dans les maisons de retraite et d’autres, à leurs domiciles.

La situation de ces seniors en perte d’autonomie préoccupe beaucoup les États européens. Il existe en effet des aides sociales légales comme l’APA en Europe pour leur permettre de mieux vivre, ce dernier n’étant accessible qu’au GIR. 

Découvrez tout sur le GIR et ses conséquences pour un senior.

GIR : Les grandes lignes

Le GIR (Groupe Iso-Ressources) fait référence au niveau de dépendance d’une personne âgée. Il permet de connaître les besoins de ces dernières à faire des activités élémentaires au quotidien.

Une fois qu’il est déterminé et sous certaines conditions, le sujet peut réclamer une Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) ou toutes aides sociales légales à personne âgée. Le GIR varie de 1 à 6 avec le GIR 1, le plus groupe de la plus grande dépendance et le GIR 6 le plus petit.

Comment s’évalue le Niveau de dépendance d’une personne âgée (GIR) ?

L’examen du GIR se fait à domicile par une équipe médico-sociale ou par un médecin dans une maison de retraite. Pour déterminer le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée, le professionnel se sert de la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupes Iso-Ressources).

En effet, il s’agit d’un questionnaire qui s’appuie sur 17 variables pour mesurer le degré de dépendance du senior. Dix d’entre elles sont appelées variables discriminantes et  sont véritablement prises en compte lors du calcul puisqu’elles sont relativement liées à la dépendance psychique, physique et mentale. Les sept autres sont appelés variables illustratives (accessoires)  et ne permettent que  d’établir un plan d’aide dans des cas particuliers. 

Les 10 aptitudes discriminantes évaluées par la grille de AGGIR

1- sortir des paroles sensées, logiques et agir de tel  selon les normes définies par la société : communication et cohérence

2- Repérer le cadre spatio-temporel dans lequel elle se retrouve : Orientation

3- faire sa toilette : toilette

4- s’habiller et se déshabiller toute seule : habillage

5- se servir de la nourriture et manger  : Alimentation

6- Assurer l’élimination fécale et urinaire puis se nettoyer : Hygiène

7- S’asseoir, se lever, se coucher : les transferts

8- Se déplacer avec un fauteuil roulant, un déambulateur ou une canne : déplacement intérieur

9- se déplacer toute seule hors de son domicile : déplacement extérieur

10- utiliser un outil de communication extérieur comme la sonnette, le portable, l’alarme afin d’alerter en cas de besoin : communication à distance

Les 7 variables illustratives

1-Commander ou prendre  un moyen de déplacement  collectif ou individuel

2-Pratiquer des activités culturelles, distractives, sociales …

3-Faire le ménage 

4-Suivre  volontairement son traitement ( indiqué par son  médecin)

5-Se préparer son repas et se servir  volontairement

6-Gérer ses biens , ses affaires , son budget …

7- Acheter volontairement des biens

Chacune des 17 rubriques du formulaire (de la grille AGGIR) est noté en fonction de certains critères de A à C avec;

La note A qui indique que la personne âgée se débrouille seul, correctement, habituellement et totalement

La note B qui indique que le senior se débrouille partiellement ou non correctement ou non habituellement 

La note C qui signifie que la personne âgée est dépendante

À quoi correspondent les résultats de la grille AGGIR ?

Les résultats de la grille de AGGIR indiquent le groupe de GIR auquel appartient une personne âgée. Comme dit plus haut, ils sont au nombre 6.

GIR 1 : la personne âgée a perdu toute autonomie et présente des troubles mentaux et physiques avancés. Elle est alitée et par conséquent, une assistance permanente lui est indispensable

GIR 2 : Deux possibilités : Soit le senior est confiné au lit ou dans un fauteuil roulant et une partie de ses facultés mentales est encore fonctionnelle. Soit, il peut toujours se déplacer, mais ses capacités mentales sont extrêmement altérées.

GIR 3 : la personne âgée dispose de la majorité de ces aptitudes mentales, mais a besoin d’une assistance pour effectuer les tâches quotidiennes (ménages , toilettes…) 

GIR 4 : la personne âgée a conservé la plus grande partie de ses facultés mentales et un peu de ses capacités physiques. Il a néanmoins besoin d’aide (effectuer des mouvements, les tâches ménagères et préparer sa nourriture) au quotient.

GIR 5 : la personne jouit de toutes ses capacités physiques et mentales et est plus ou moins autonome. Il a quand même besoin d’aides pour effectuer certaines tâches domestiques.

GIR 6 : la personne âgée est autonome et peut effectuer toutes ses tâches quotidiennes

Le GIR : Quelles sont ses conséquences pour les personnes âgées ?

La décision d’évaluation du GIR provient d’une demande d’Allocation Personnalisée d’Autonomie APA. Que vous soyez confinée dans votre domicile ou internée dans une maison de retraite ou un quelconque établissement pour personne âgée, c’est une équipe médico-sociale ou un médecin qui s’en charge.

Après l’examen du niveau de dépendance, seules les personnes âgées appartement au groupe GIR 1/2/3/4 peuvent prétendre à une APA. Bien entendu, vous devez être résidentes françaises et réunir au moins 60 ans. En fonction du groupe dans lequel vous êtes classée, une somme mensuelle spécifique vous  est attribuée comme APA

663 € pour le groupe GIR 4

993 € pour le groupe GIR3

1375 € pour le groupe GIR 2

1713 € pour  le groupe GIR 1

Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 5 et 6 ne sont pas éligibles à l’APA. Elles peuvent néanmoins prétendre à d’autres types d’aides financières  autres que celle-ci.

La grippe chez les seniors, mode d’emploi

Loin d’être une maladie bénigne, le grippe cause la mort d’environ 1500 à 2000 personnes chaque année en France et 90% de ces décès touchent les seniors. A partir de 65 ans, il est donc impératif de se faire vacciner pour éviter de graves complications.

A différencier du rhume ou de l’état grippal, la grippe est un virus très contagieux qui atteint le système respiratoire durant environ une semaine.

Une forte fièvre pouvant monter à 40°, des douleurs musculaires dans tout le corps, des maux de tête, des maux de gorge, des frissons sont les principaux symptômes de la grippe.

Ces symptômes peuvent aussi s’accompagner de toux et de douleurs dans la poitrine. En cas d’épidémie, des conseils de prévention et des mesures d’hygiène élémentaires permettent d’éviter de contracter la maladie.

La grippe étant dû à un virus, la propagation se fait, en autre, lorsqu’on tousse ou qu’on éternue. Il est donc primordial de se laver et de se désinfecter les mains le plus souvent possible.

Par ailleurs, il est particulièrement déconseillé d’entrer en contact avec des personnes malades ; les poignées de mains et contacts physiques sont aussi à proscrire. Avec un système immunitaire plus faible, les seniors sont particulièrement exposés.

C’est pourquoi il est fortement recommandé de se faire vacciner chaque année. En effet, les souches virales de la grippe variant d’une saison à l’autre, seule une vaccination annuelle permet d’être correctement protégé contre la souche active.

La vaccination ne garantit pas une protection à 100% contre la grippe mais elle permet de réduire considérablement le risque de contracter la maladie.

Le taux de mortalité se trouve aussi fortement diminué.

Pour une protection optimale, il est recommandé de se faire vacciner courant octobre avant que la grippe ne devienne véritablement active.

Si toutefois les premiers symptômes tels que la fièvre et les courbatures apparaissent et ce, même si vous êtes vaccinés, il est important de consulter rapidement son médecin traitant pour éviter toute complication. Celui-ci prescrira en particulier des antipyrétiques pour faire tomber la fièvre.

En dehors de ce traitement médical, il est recommandé de s’hydrater en buvant beaucoup d’eau et de rester autant que possible au repos et au chaud. Il ne faut pas négliger la gravité de la grippe et garder à l’esprit qu’une grippe mal soignée chez les seniors peut évoluer en pneumonie ou en insuffisance respiratoire et conduit souvent à une hospitalisation.

Par ailleurs, sachez que les UVC sont efficaces contre les virus et bactéries et que des purificateurs d’air peuvent être utiles pour assainir l’air intérieur

Maison de retraite médicalisée : guide pratique

Parce que tous les seniors n’ont pas le même degré d’autonomie, et parce que certains sont dépendants, des maisons de retraite médicalisées sont là pour les accueillir dans des conditions optimales et répondant à leurs différents besoins.

Ces établissements médicalisés sont le plus souvent nommés Ehpad – soit établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Une maison de retraite, d’une manière générale, est une résidence collective qui se veut le lieu d’habitation de personnes dites seniors. Ce type d’établissement comprend une chambre individuelle pour chaque résident et des espaces collectifs comme une salle à manger par exemple, des locaux dédiés au lavage du linge, etc.

De nombreuses maisons de retraite sont médicalisées et reçoivent donc le nom d’Ehpad. Ces dernières ont par conséquent conclu une convention avec le département dans lequel elles se situent et avec l’état.

Il existe différents Ehpad, ceux à caractère public, ceux gérés par des associations, et les Ehpad privés commercials.

Qu’Est-ce qu’un Ehpad exactement ? : Comme son nom l’indique, un Ehpad est un établissement qui dispose de l’habilitation pour accueillir des personnes âgées dépendantes. Actuellement, les Ehpad sont les établissements dédiés à l’accueil des personnes âgées que l’on trouve en plus grand nombre sur le territoire français.

En 2016, on compte au total 6850 maisons de retraite médicalisées, ce qui se traduit par environ 500 000 places d’hébergement.

Parce qu’elles sont médicalisées, ces maisons de retraite ont un personnel soignant qui est présent dans la structure tout au long de la journée et de la nuit. Ce personnel est là pour se charger des soins nécessaires pour chaque personne, selon les besoins personnels de celle-ci.

Cette équipe est coordonnée par un médecin, lequel a notamment pour fonction de former les différentes personnes de l’équipe afin qu’il y ait un parfait suivi de chaque résident, pour une qualité idéale de leurs soins.

A savoir que certains Ehpad n’accueillent pas les personnes aux Gir 1 et 2 (les Gir étant les groupes iso-ressources), soit les personnes les plus dépendantes. Il est, de facto, indispensable de parfaitement s’informer sur les différents Ehpad, afin de choisir pour chaque senior, celui qui est adapté à son degré de dépendance.

Les Ehpad sont des maisons de retraite conventionnées. L’obtention du statut d’Ehpad ne se fait que par la signature de la convention tripartite, en accord avec le conseil général du département dans lequel se situe l’établissement, et l’Agence Régionale de Santé.

Cette convention comprend plusieurs éléments, dont les conditions de fonctionnement de la maison de retraite du point de vue de ses finances.

En outre, l’établissement prend un engagement concernant la qualité d’accueil et la qualité des soins des résidents. Les Ehpad sont soumis à des contrôles. Le coût mensuel d’un hébergement en Ehpad est très complexe à déterminer car il repose sur trois éléments distincts, lesquels sont fixés par des institutions différentes.

Ces trois éléments sont le forfait soins, le tarif dépendance personnes âgées et le tarif hébergement. Il faut néanmoins savoir qu’une personne âgée dépendante peut bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie, ce qui lui permet de couvrir une partie du tarif dépendance.

Organiser ses obsèques, mode d’emploi

Prévoir ses obsèques de son vivant n’est plus un tabou, et c’est heureux à différents égards. Notamment, cela évite des tracas supplémentaires aux proches, qui doivent déjà composer avec la douleur d’avoir perdu un être cher.

De plus, c’est la garantie que nos « dernières volontés » soient véritablement exaucées.

Pour l’organisation de ses propres obsèques, il existe ce qu’on appelle le règlement de prestations d’obsèques à l’avance.

Ce dernier donne la possibilité d’anticiper le paiement et de prévoir le déroulement des obsèques du début à la fin.

Ce contrat commence avant tout par l’élaboration d’un devis comprenant l’ensemble des obsèques. Toutes les étapes et les modalités sont définies à l’avance grâce à ce règlement de prestations d’obsèques.

La personne qui sollicite ce dernier décidera donc du modèle de son cercueil, du type de cérémonie (religieuse ou non) et d’une crémation ou d’une inhumation.

Elle pourra également décider de choses plus secondaires comme, par exemple, accepte-t-elle des fleurs ou non. Avec le règlement de prestations d’obsèques à l’avance, il y a pour la personne la garantie que ses souhaits seront respectés car ce contrat a valeur de disposition testamentaire.

A savoir que l’entreprise funéraire auprès de laquelle le contrat est souscrit n’a pas le droit de demander un paiement supplémentaire ou un complément de prix après le décès.Pour organiser ses obsèques, il existe également le contrat en capital.

Ce dernier a avant tout comme objectif d’éviter aux proches de régler le montant des obsèques.

Ce contrat permet à la personne de bloquer une somme d’argent (en un versement unique ou en plusieurs versements étalés sur un certain nombre de mois ou d’années).

La somme ainsi bloquée est destinée au financement des obsèques.

Au moment où la personne décède, la somme qu’elle a ainsi mise de côté est versée au bénéficiaire qu’elle aura désigné au préalable. Le montant de ce capital s’élève en moyenne entre 3600 et 3800 euros.

L’organisation des obsèques sera ensuite faite selon les souhaits du bénéficiaire.

En effet, le contrat en capital ne prend pas en compte les prestations des obsèques.

Néanmoins, une personne souscrivant au contrat en capital dispose de moyens pour quand même faire connaître ses volontés et veiller à ce qu’elles soient respectées.

La première chose à faire est d’en parler avec ses proches. Leur dire si on préfère être incinéré ou inhumé, si l’on veut une cérémonie religieuse ou civile, etc.

Ensuite, il ne faut pas hésiter à en laisser une trace écrite, en faire un double et donner les deux exemplaires à deux personnes de confiance.

On peut également garder un exemplaire pour soi et, par exemple, le glisser dans le livret de famille (document dont la famille aura forcément besoin).

A savoir qu’une loi impose que les souhaits du défunt soient réalisés, même si les proches sont en désaccord.

On pense souvent, dans ce cas précis, que le mieux est de déposer un exemplaire chez le notaire, mais c’est faux. En effet, dans un cabinet notarial, le dit papier ne sera ouvert qu’une fois les obsèques passées.

Rédiger un testament, mode d’emploi

Le testament est un document écrit à travers lequel un individu indique les personnes auxquelles elle souhaite transmettre son patrimoine après sa mort. Dans la même mesure, le testament permet au testateur de préciser la personne à qui il confie le soin d’élever ses enfants ainsi que le genre d’obsèques qu’il désire avoir. Aussi, le testament ne prend effet qu’après le décès du testateur.

Pour ce faire, il existe deux principales formes de testament, à savoir le testament olographe et le testament authentique. Le testament olographe est la forme de testament la plus simple et la plus courante. Il est rédigé par le testateur lui-même et doit être écrit intégralement à la main. Pour cela, la personne peut utiliser du papier libre ou un tout autre support durable pour écrire ce type de testament. Pour sa mise en forme, il est important que chaque page du document soit bien numérotée, et par ailleurs, comporter une date précise ainsi que la signature du testateur sous peine d’une mise en cause de sa validité.

Pour ce qui est du testament authentique, il s’agit d’un testament plus formel. Ainsi, le testateur dicte à un notaire en présence d’un second notaire ou en présence de deux témoins le contenu du testament. Il est important que les deux témoins n’aient pas de lien de parenté ni entre eux ni avec le testateur. Une fois le testament rédigé, le premier notaire lit à voix haute son contenu en présence des témoins ou du deuxième notaire. S’il n’y a pas de contestation, le testateur signe chaque page du testament et le notaire ainsi que les témoins le contresignent pour l’authentifier.

Il est à noter que ce type de testament concerne plus particulièrement les personnes âgées ou les malades qui ne sont plus dans l’incapacité d’écrire. Le testament authentique est également indiqué dans l’anticipation d’une succession complexe de par son caractère officiel et donc difficile à contester. Concernant le contenu du testament, le testateur se doit d’être très clair dans ses propos. Pour cela, il est impératif de stipuler au début du testament « Ceci est mon testament » et éviter les termes « je souhaite » ou « j’aimerais » en optant pour l’expression « je lègue ma voiture, ma maison ou tout autre objet » pour montrer plus de précision.

Dans la même mesure, il doit stipuler de manière directe ses dernières volontés, ceci en indiquant les biens légués. Pour une maison ou un bâtiment, préciser l’adresse, pour de l’argent indiquer la banque dans laquelle se trouve le placement ainsi que le numéro de compte dans le cas où il en possède plusieurs. Pour ce qui est de la ou des personnes à gratifier, indiquer leurs noms, leurs prénoms ainsi que leurs dates de naissance. Avant de rédiger son testament, le testateur se doit de savoir qu’il peut changer d’avis et révoquer son testament à tout moment.

Pour un testament olographe, il suffit au testateur d’y inscrire un codicille manuscrit, le dater et le signer. Pour un testament authentique, le testateur peut soit effectuer un acte de changement auprès d’un notaire et deux témoins, soit rédiger un nouveau testament annulant le précédent.

Organiser sa succession, mode d’emploi

L’organisation au préalable de sa succession est une démarche importante qu’il ne faut surtout pas négliger. En effet, elle permet non seulement d’éviter d’éventuels conflits familiaux, mais elle offre également à la personne concernée la possibilité de désigner librement les bénéficiaires de son choix, qu’ils soient héritiers ou non, et ceci dans le respect de la loi.

Dans la même mesure, la préparation à l’avance de sa succession permet de répartir ses biens entre ses héritiers, en fonction de ses envies. En d’autres termes, cela donne au sujet la possibilité d’avantager certains de ses enfants, à l’instar d’un enfant vulnérable ou les benjamins.

En outre, ce type de procédure lui offre l’opportunité d’améliorer les droits de son conjoint survivant dans le cadre d’une succession entre époux. Par ailleurs, la succession offre à l’individu le droit de laisser une partie de ses biens à une ou plusieurs personnes qui ne sont pas ses héritiers légaux, à l’instar d’un concubin(e), un partenaire de PACS, etc.

Pour organiser sa succession, il existe plusieurs sortes d’outils dont les plus courants sont, notamment, la donation et la rédaction d’un testament. Faire une donation consiste à transmettre une partie de ses biens de son vivant au donataire de son choix. Ainsi, le donataire ou le bénéficiaire de la donation peut profiter immédiatement des biens qu’il a reçus sans attendre le décès de son donateur.

Ce dernier peut choisir librement son donataire, notamment son conjoint, ses enfants, un membre de la famille, un partenaire de PACS ou autre. Pour cela, il existe trois sortes de donations, à savoir le don manuel, la donation entre époux ainsi que la donation-partage. Il revient au donateur le choix de son type de donations en fonction de ses objectifs ainsi que de sa situation.

Il est à noter qu’une donation est un acte généralement irréversible. Cela signifie que le donateur ne peut reprendre sous aucun prétexte un bien qu’il a donné dans le cadre d’une donation. Avant de rédiger une déclaration de donation, le donateur se doit de maîtriser les aspects fiscaux de son patrimoine, à l’instar de l’identification des biens exonérés, l’évaluation des biens taxables, la déduction des éventuelles dettes, etc.

Concernant le testament, il s’agit d’un document écrit qui permet au testateur de désigner de son vivant la ou les personnes qui bénéficieront de ses biens après son décès. Pour cela, il peut choisir d’effectuer un testament olographe ou un testament authentique. Ces deux types de testaments se différencient sur le fait que le premier est écrit par la main du testateur lui-même et le deuxième dictés par le testateur à un notaire qui est assisté par un autre notaire ou par deux témoins.

Quel que soit le type de testament choisi, le testateur a la possibilité de modifier ou d’annuler son testament à tout moment. Avant la rédaction de son testament, le testateur se doit de s’informer sur les notions de réserve héréditaire et quotité disponible, afin de définir la manière la plus adéquate de partager ses biens dans son testament.

Vendre en viager, mode d’emploi, avantages et inconvénients

Le viager c’est transformer la valeur de son bien en revenu régulier sans pour autant avoir à quitter son logement. Cela permet de vendre sa maison ou son appartement en échange d’un loyer mensuel pendant toute la durée de vie du vendeur, jusqu’au décès de celui-ci ou de son/sa conjoint(e). Pour ce faire, toutes les règles relative à la vente se font devant un notaire, comme pour une vente ordinaire.

Les modalités du contrat de vente sont très souples et librement fixées par les deux parties. Si le viager est extrêmement malade ou mourant, celle-ci n’est pas possible. A savoir, qu’il existe deux sortes de viager, le viager dit « occupé » et le viager dit « libre ». Les avantages de ce choix, permet au crédirentier (nom donné au vendeur en viager) de profiter de revenus supplémentaires, au moment où les rentrées d’argent sont constitués généralement de la pension ou de la retraite.

Pour l’acquéreur, il s’agit d’un contrat aléatoire, avec l’espoir de réaliser une bonne affaire. Cela vous permet aussi, de recevoir une partie du prix de vente du bien, lors de la transaction. Pour les couples sans enfants, qui ont peu de revenus ou pas assez pour continuer à avoir un bon train de vie, le viager est un véritable plus, et permets l’équivalent d’une retraite ou d’une pension.

Ceci permets d’améliorer son quotidien. Cette solution règle aussi le problème de la succession du bien. Dans le cas du viager dit « occupé » c’est le débirentier (nom donné à l’acheteur en viager) qui supporte les frais liés aux grosses réparations ainsi que la taxe foncière. Il ne peut occuper le logement que lorsque le vendeur décède.En ce qui concerne les inconvénients, dans le cas du viager « occupé », c’est au vendeur que revient l’entretien du bien.

Mais aussi, régler les charges courantes, l’enlèvement des ordures, les dépenses d’entretien et la taxe d’habitation. Il est aussi très difficile de pouvoir changer de résidence principale. Définir le juste prix est difficile, pour ce faire, il faut effectuer une première estimation avec l’aide de l’agent immobilier, puis prendre en compte l’espérance de vie du ou des bénéficiaire(s) de la rente. Plus les droits du vendeur restent important, moins le prix sera élevé.

Trouver un acquéreur prends du temps, réussir à vendre un bien peut prendre plusieurs mois, et même plusieurs années.A savoir, que si l’acheteur venait à décéder, ce sont les enfants ou les héritiers qui auront la charge du paiement de la rente jusqu’au décès du vendeur.

L’autre forme de viager, est dite « viager libre », cette pratique est très peu utilisée. Souvent, cela concerne des logements qui ne sont pas des résidences principales et donc des biens immobiliers un peu moins intéressant.La tranche d’âge idéale, pour ces transactions, est situé entre 75 et 85 ans.