Comment choisir entre inhumation et crémation ?

Plusieurs rites funéraires existent dans le monde, mais seules la crémation et l’inhumation sont reconnues et autorisées en Europe, principalement en France. Tout comme le testament, le choix de son rite funéraire est l’une des choses qu’il faut boucler pour alléger la tâche à ses proches après sa mort. Il est de ce fait important pour les personnes d’âges avancés et leurs proches de connaitre les conditions et les éléments qui entrent en jeu pour chacun des cas.

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Inhumation : coutume funéraire la plus célèbre

L’inhumation est un rite traditionnel présent dans presque toutes les cultures du monde. Généralement connue comme l’enterrement, elle consiste à mettre la dépouille dans un cercueil supplanté d’une sépulture, sous terre. Elle a lieu 24 h au moins, et 6 jours au plus après le décès, sous l’autorisation de la mairie dans un cimetière. Ce dernier peut être celui de la commune dans laquelle il est décédé, celui où il résidait ou celui dont le cerveau de famille se trouve. Il est également possible d’enterrer le défunt dans le cimetière d’une autre commune que celles citées plus haut. Mais il se peut qu’il y ait un refus du maire si certaines conditions ne sont pas réunies.

La dépouille est enterrée dans une concession funéraire, une aire dans le cimetière. Cet emplacement, acheté ou loué par le défunt lui-même ou sa famille, est soumis à un contrat de concession qui indique la durée de location (30 ans, 50 ans ou perpétuelle). Lorsque le bail arrive à terme, la loi vous donne la possibilité de la renouveler ou de procéder à la crémation des restes du défunt. Sans les nouvelles de la famille, ces derniers sont conservés dans l’ossuaire.

 Lorsque la famille n’a pas les moyens de se payer une conception funéraire, la dépouille est inhumée pour une durée de 5 ans sur un emplacement gratuit dans un terrain commun procuré par la commune choisie. Il est aussi possible de faire l’inhumation sur une propriété privée, mais sous l’autorisation de la préfecture, ce qui est assez rare.

Crémation : coutume funéraire très ancienne, bientôt majoritaire

Longtemps rejetée et considérée comme un rite marginal, la crémation a connu une ascension considérable au cours des deux dernières décennies. Pour ceux qui ne le savent pas, elle consiste à brûler la dépouille du défunt pour le réduire totalement en cendre. Ces dernières sont ensuite recueillies et mises dans une urne funéraire.

Ce rite funéraire aussi a lieu entre 24h et 6 jours au plus après le décès dans un lieu appelé le crématorium. Celui-ci peut être celui de la commune du décès, ou celui de la résidence du défunt.

 Tout comme l’inhumation, la crémation est résignée à une autorisation délivrée par la mairie de la commune du décès ou de celle où la mise en bière a lieu. Il faut noter qu’avant de procéder à la crémation, la loi exige que le défunt soit installé dans un cercueil. Les cendres sont reconnues par la législation et disposent du même statut que celui d’un corps entier. Elles ne peuvent donc plus être conservées chez soi, mais doivent être dispersées ou déposées avec l’urne dans un endroit approprié.

Les possibilités dans le cas de la crémation sont assez nombreuses. Les cendres peuvent être dispersées dans la nature, dans la mer ou dans un jardin de souvenir. Ils peuvent également être enterrés avec l’urne dans une cavurne (petit caveau individuel), une case au sein d’un columbarium (concession qui abrite des urnes).

Il faut noter que la crémation est un choix délicat et assez compliqué. Si le défunt de son vivant n’avait pas fait écrit sa volonté ou n’avait pas fait part de celle-ci, la personne en charge des obsèques devra fournir une demande de crémation écrite.

NB : On dit crémation, pas incinération. Les deux signifient la même chose, mais l’incinération est utilisée pour les ordures et la crémation, pour les êtres humains.

Les deux rites funéraires sont confiés à la charge des centres ou des pompes funèbres.

Inhumation et crémation : Conditions financières, écologiques et religieuses

Mis à part la volonté, certains aspects très importants doivent être pris en compte lorsqu’il faut choisir entre Inhumation et crémation. Il s’agit des aspects financiers, écologiques et religieux.

Parlant d’aspects financiers, le cout de l’inhumation varie entre 3000 € et 10 000 € et celui de la crémation, entre 1500 € et 4000 €. Ces tarifs sont standards et peuvent varier en fonction des pompes funèbres ou des centres funéraires. Il faut noter également que plus il y a de morts, et plus les places dans les cimetières deviennent de plus en plus rares. Ce qui est rare devient cher.

En ce qui concerne l’aspect écologique, la crémation génère 3 fois moins de dioxyde de carbone (CO2) que l’inhumation. Ceci prend en compte le moment où la dépouille est confiée aux services funéraires jusqu’à la décomposition.

L’aspect culturel et religieux est très important dans le choix du rite funéraire. Les religions orthodoxes, juives, islams, catholiques et protestantes sont contre la crémation. En effet, la bible et le coran la proscrivent. Elle est cependant tolérée par les religions bouddhistes et hindouistes.

Les informations énumérées plus haut devraient vous permettre de faire le choix qui vous convient le mieux.

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